Manifeste de Rèvolte Feminine ( Manifesto di Rivolta Femminile)

14 Febbraio 2019 0 Di Feliciano Banotti

Manifeste de Rèvolte Feminine

On ne doit définir la femme par rapport à l’homme. Sur cette conscience on va se fonder soit notre lutte soit notre liberté.

L’homme n’est pas le modèle auquel se conformer pour decouvrir le soi meme de part de la femme.

La femme est l’autre par rapport à l’homme. L’homme est l’autre par rapport à la femme. L’égalité est un essai idéologique pour assujetir la femme à plus hauts niveaux.

Identifier la femme à l’homme veut dire rendre nul la dernière route de liberation.

Se libérer, pour la femme, ne signifie pas d’accepter la meme vie de l’homme, car elle n’est pas vivible, mais d’éxprimer son sens de l’éxistance.

La femme comme sujet ne refuse pas l’homme comme sujet, mais elle le refuse comme role autoritaire.

Jusqu’à présent, le mythe de la complimentarité a été employé par l’homme pour justifier son pouvoir.

Jusqu’à l’enfance on a convaincu les femmes à ne pas prendre des decisions et à se soumettre à personne “capable” et “responsable”: le père, le mari, le frère.

L’image fémnin interprété par l’homme a été son inventio.

Verginité, chasteté, fidélité ne sont pas des vertus; elles sont des liens pour construire et garder la famille. L’honneur en est, par conséquent, une codification répressive.

Avec le marriage la femme, privée de son nom, va perdre son identité et va certifier le passage de proprieté de son père à son mari.

La mère n’a pas la faculté d’attribuer son nom aux fils: le droit de la femme a été souhaité par d’autres qui ont pris ce privilège. Ils nous forcent à réclamer l’évidence d’un fait naturel.

Nous reconnaissons dans le marriage l’institution qui a subordonné la femme au destin masculin. Nous sommes contraires au marriage.

Le divorce est une greffe de marriage dont l’institution est renforcée.

La transmission de la vie , le respect de la vie, le sens de la vie sont de l’inténse expérience de la femme et des valeurs qu’elle réclame.

Le premier élément de rancoeur de la femme vers la societé est se trouver forcée à affronter la maternité comme un aut-aut.

Nous dénonçons la défomation de la matérnité payée au prix de l’élimination.

La négation de la liberté d’avortement fait part du véto global fait à l’autonomie de la femme.

Nous ne voulons pas penser à la maternité toute la vie et continuer à etre ignares outils du pouvoir patriarcal.

La femme n’a assez d’élever un enfant qui le déviendra un très mauvais amant.

Dans une liberté qu’elle est disposée à affronter, la femme libère l’enfant aussi, et l’enfant est l’humanité.

En toutes les formes de vie en commun, alimenter, nettoyer, soigner et tous les moments de vie quotidienne doivent etre des gestes mutuels.

Pour éducation et mimétisme l’homme et la femme sont déjà dans ses roles de la petite enfance.

Nous reconnaissons le caractère mystificateur de toutes les idéologies, parce que, avec des formes raisonnées de pouvoir (théologique, moral, philosophique, politique) ont conduit
l’humanité à une condition hinauthentique, opprimée et consentente.

Après chaque idéologie, nous entrevoyons la hiérarchie des sexes.

Nous voulons, à partir de maintenant, etre entre nous et le monde, pas d’écran.

Le féminisme était le premier moment politique de critique historique de la famille et de la societé.

Unifions les positions et les épisodes de l’expérience historique féministe: en elle la femme s’est manifestée, interrompant pour la première fois le monologue de la civilisation patriarcale.

Nous idéntifions dans le travail domestique impayé la performance qui permet au capitalisme, privé ou d’Etat, de subsister.

Est ce que nous permettrons encore ce qu’on répéte continuellement à la fin de chaque révolution populaire lorsque la femme, qui a combattu avec les autres, se trouve mise de coté avec tous ses problèmes?

Nous détestons les mécanismes de la compétition et le chantage pratiqué dans le monde par l’hégémonie de l’éfficacité. Nous voulons mettre notre capacité de travail à disposition d’une societé qui en soit immunisée.

La guerre a été toujours l’activité du male et son modèle de comportement viril.

Le salaire égal est notre droit, mais notre oppression est une autre chose. La parité salariale est elle suffisante pour nous lorsque nous avons déjà des heures de travail domestique?

Passons en revue les contributions créatives de la femme à la communauté et démystifions le mithe de son travail laborieux.

Donner une grande valeur aux moments “improductifs” est une extension de vie proposée par la femme.

Ceux qui ont le pouvoir affirment: “c’est part de l’érotisme d’aimer un etre inférieur”. Garder le status quo est pourtant un acte d’amour.

Nous admettons la sexualité libre en toutes ses formes, car nous avons terminé de considerer la frigidité une alternative honorable.

Continuer à reguler la vie entre les sexes est une nécessité du pouvoir; le seul choix satisfaisant est un rapport libre.

La curiosité et les jeux sexuels sont le droit des enfants et des adolescents.

Nous avons regardé pendant 4000 ans: maintenant nous avons vu.

Derrière nous il y a l’apothéose de la suprématie masculine millenaire. Les religions institutionnalisées en ont été le piédestal le plus ferme. Et le sens “genie” en a constitué une marche inaccessible.

La femme a eu l’expérience de voir détruit chaque jour ce qu’elle faisait.

Nous considerons complète une histoire qui s’est constituée sur les pistes non périssables.

Rien ou mal a été trasmis de la présence de la femme: c’est à nous la découvrir de nouveau pour connaitre la verité.

La civilisation nous a défini inférieures, l’église nous a appelées sexe, le marxisme nous a vendues à la revolution hypothétique.

Nous demandons des références de millénaires de pensée philosophique qui a théorisé l’infériorité de la femme.

De la grande humiliation imposée par le monde patriarcal, nous considérons coupables les systématiques de la pensée: ils ont gardé le principe de la femme comme etre ajouté à la reproduction de l’humanité, lien avec la divinité ou seuil du monde animal, sphère privée et pietas. Ils ont justifié en métaphysique ce qui était injuste et atroce dans la vie de la femme.

On crache sur Hegel.

La dialectique servo-maitre est un ajustement des comptes entre collectifs d’hommes: il ne fournit pas la liberation de la femme, la grande opprimée de la civilisation patriarcale.

La lutte de classe, comme théorie révolutionnaire développée par la dialectique servo-maitre, eclut également la femme. Nous appelons en question le socialisme et la dictature du proletariat.

Ne se reconnaissante pas dans la culture masculine, la femme lui enlève l’illusion de l’universalité.

L’homme a toujours parlé au nom du genre humain, mais la moitié de la population terrestre maintenant l’accuse d’avoir sublimé une mutilation.

La force de l’homme est son identification en la culture, la notre est la refuser.

Après cet act de conscience l’homme se distinguera de la femme et il dévra écouter à travers elle meme tout ce que la concerne.

Il ne sera pas la fin du monde si l’homme n’aura plus l’équilibre psychologique baisé sur notre soumission.

Dans la réalité brulante d’un univers que n’a jamais dévolé ses secrets, nous retirons une grande partie du crédit accordé à la culture féroce. Nous voulons vivre dans un univers sans réponses.

Nous cherchons l’authenticité du geste de révolte et nous ne la sacrifierons pas à l’organisation et au prosélitisme.

Rome juillet 1970 Elvira Banotti et d’autres.
Traduzione di LOREDANA ALOISI